Présentation du paratexte
Ce poème est fait d'une citation de trois hexamètres dactyliques puis de sénaires iambiques.
Bibliographie :
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Après la mort de Plaute, la comédie est en deuil ; la scène est déserte. De là, les jeux, les rires, les plaisanteries et des rythmes innombrables pleurèrent de concert.
Toi, Plaute, fleuron des auteurs comiques, tu avais laissé à graver sur ton tombeau ces mots en hexamètres, non, par Pollux, cet hexamètre héroïque mais bien cet hexamètre comique qui est le vôtre et qui, certes, claudique en un ou deux endroits, quand s’était close une fois pour toutes ton existence.
Or, ces prédictions s’étaient presque réalisés, si bien que ce n’est pas en poète, mais en devin que tu les as prononcées !
L’incurie des siècles, l’injure des barbares et l’activité paresseuse des pédagogues ont eu tant de pouvoir sur toi et sur ta muse latine.
Cependant il est heureusement arrivé, grâce à l’œuvre de quelques protecteurs (je veux dire les Camerarius, les Scaliger, les Turnèbe, les Guilielmius, les Dousa, les Lambin, les Lipse et d’autres dont la renommée brille à jamais) ça a commencé à aller mieux pour toi.
Mais, même ces réflexions avaient été jusque-là peu utiles parce qu’éparpillées, séparées ou cachées et inconnues du public, si ce n’est d’un petit nombre d’érudits.
Or, Taubman les publie toutes ensemble, et le premier il explique des paroles étrangères, compagnon de leurs louanges, mais aussi adjuvant de leur travaux.
Réjouis-toi, poète : désormais la comédie est heureuse, et de nouveau la scène est gaiement visitée par le rire et la plaisanterie et les rythmes innombrables redoublent, pleins de joie, Applaudissez.
Adamus Theodorus Adami Filius Siberus.
Théodore Adam Siber3, fils de Théodore Adam4.